Appel à manifestation d'intérêt - 2026/CFID-SCI/RFEI/02 Renforcement des Capacités de la Plateforme Ivoirienne pour le Cacao Durable (PICD) dans le cadre de l’Initiative Cacao Durable (ICD-SCI)
Appel à manifestation d'intérêt - 2026/CFID-SCI/RFEI/02
Renforcement des Capacités de la Plateforme Ivoirienne pour le Cacao Durable (PICD)
dans le cadre de l’Initiative Cacao Durable (ICD-SCI)
Un appel à manifestation d’intérêt sert à inviter des partenaires opérationnels potentiels à manifester leur intérêt pour un partenariat avec la FAO en vue d’atteindre les résultats convenus du projet ou du programme. Toutes les entités non commerciales légalement reconnues peuvent être invitées à manifester leur intérêt et à fournir les informations requises. Les entités commerciales et à but lucratif ne sont pas éligibles et ne doivent pas être invitées à répondre à cet appel à manifestation d’intérêt.
Informations minimales à fournir par la FAO
Intitulé et référence du projet:
Initiative pour le Cacao Durable
Localisation du projet : Côte d’Ivoire (avec des activités dans l’Union Européenne)
Le partenariat entre l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
(FAO) et l’Union européenne a comme objectif global promouvoir une durabilité économique, sociale et environnementale du secteur cacaoyer, en garantissant des conditions de vie décentes aux producteurs, le respect des droits humains et la préservation des écosystèmes forestiers.
En particulier, l’initiative faisant l’objet de cette manifestation d’intérêt a pour objectif de renforcer les capacités de la Plateforme Ivoirienne pour le Cacao Durable (PICD), afin de soutenir une gouvernance inclusive, transparente et durable de la filière cacao en Côte d’Ivoire.
Partenaire financier:
Union européenne
Durée du projet:
18 mois
Contexte et justification du projet
Dans le cadre de l’Initiative pour le Cacao Durable (ICD-SCI), le Centre d’Investissement (CFI) de la FAO collabore étroitement avec l’Union européenne et ses délégations au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Ghana, aussi bien que avec des partenaires techniques clés, notamment l’Institut forestier européen (EFI), l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et le Centre commun de recherche (CCR), ainsi que l’ensemble des parties prenantes du secteur cacaoyer.
L’initiative adopte une approche intégrée et multidimensionnelle, et elle est structurée autour de trois piliers fondamentaux qui comprennent le revenu vital des producteurs, l’élimination du travail des enfants et la restauration des forêts. Elle combine analyses techniques, appui-conseil stratégique, facilitation des réformes politiques et interventions ciblées le long de la chaîne de valeur, ainsi qu’un appui aux investissements. Sa mise en œuvre repose sur une collaboration renforcée entre les gouvernements, le secteur privé, les organisations de producteurs, les organisations de la société civile et les institutions financières internationales.
Le cacao constitue une chaîne de valeur mondiale stratégique, reliant plusieurs millions de petits producteurs d’Afrique de l’Ouest et du Centre aux marchés internationaux, dont l’Union européenne, premier importateur mondial. La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, représente à elle seule environ 40 % de l’offre globale, avec une production largement assurée par des exploitations familiales fortement dépendantes de cette culture.
Malgré son importance économique, le secteur demeure confronté à des défis structurels persistants, notamment la faiblesse des revenus des producteurs, la déforestation liée à l’expansion agricole, le recours au travail des enfants, la vulnérabilité accrue aux changements climatiques et aux chocs sanitaires, ainsi que des insuffisances en matière de gouvernance, de transparence et de traçabilité. Ces défis sont aggravés par des déséquilibres significatifs dans la répartition de la valeur ajoutée au sein de la chaîne d’approvisionnement.
Parallèlement, le cadre réglementaire international connaît des évolutions majeures qui redéfinissent les exigences en matière de durabilité. Parmi les instruments structurants figurent la norme régionale ARS 1000, le Règlement de l’Union européenne sur la déforestation (EUDR), applicable à partir de 2027, la Directive européenne sur le devoir de vigilance en matière de durabilité (CSDDD), ainsi que l’Accord de facilitation des investissements durables (AFID) en cours de négociation entre l’Union européenne et la Côte d’Ivoire.
Ces évolutions renforcent les exigences de conformité, de traçabilité et de redevabilité tout au long de la chaîne de valeur, et impliquent une amélioration continue des systèmes nationaux de gouvernance, fondée sur des données fiables, transparentes et partagées. Elles visent à mieux mesurer les progrès réalisés, les impacts environnementaux et sociaux, ainsi que les conditions de vie des producteurs.
Dans ce contexte, les organisations de producteurs et les organisations de la société civile jouent un rôle central en tant qu’acteurs de redevabilité, de suivi indépendant et de facilitation du dialogue multi-acteurs. Leur renforcement constitue un levier stratégique essentiel pour améliorer la transparence, consolider la gouvernance sectorielle et accompagner la transition vers une chaîne de valeur du cacao plus équitable, durable et inclusive.
C’est dans cette perspective que la FAO, à travers le Centre d’Investissement, lance cet Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) afin de sélectionner un partenaire chargé de renforcer les capacités de la Plateforme Ivoirienne pour le Cacao Durable (PICD), en vue de consolider son rôle dans la gouvernance sectorielle et d’accélérer la transition vers un cacao durable, équitable et conforme aux exigences internationales.
Buts/objectifs, résultats attendus et principales activités
Objectif général
Renforcer la Plateforme Ivoirienne pour le Cacao Durable (PICD) en tant que mécanisme national de dialogue, de coordination et de redevabilité multi-acteurs, afin de contribuer à une gouvernance plus inclusive, transparente et durable du secteur cacaoyer en Côte d’Ivoire.
Objectifs spécifiques
Dans ce cadre, l’appui vise à :
- Renforcer les capacités institutionnelles, techniques et opérationnelles de la PICD en matière de coordination multi-acteurs et de facilitation du dialogue sectoriel ;
- Consolider le rôle de la PICD comme plateforme d’analyse, de concertation et de suivi des politiques de durabilité du cacao ;
- Améliorer la capacité de la société civile à jouer un rôle effectif de redevabilité, de veille indépendante sur des données probantes ;
- Appuyer la production, la diffusion et l’utilisation d’informations fiables sur la durabilité du secteur (revenu vital, déforestation, travail des enfants, traçabilité) ;
- Favoriser l’alignement et la cohérence entre les initiatives nationales, régionales et internationales en matière de durabilité du cacao.
Résultat 1 : Renforcement organisationnel et coordination des membres de la PICD
Ce résultat vise à renforcer les capacités organisationnelles, techniques et de gouvernance des organisations membres de la PICD, afin qu’elles agissent de manière coordonnée au niveau national et international.
Les produits du partenariat peuvent inclure : (i) la mise en œuvre effective du référentiel de gouvernance de la plateforme, (ii) la mise en place de systèmes de gestion internes performants (finances, membres, reporting), (iii) le développement d’un tableau de bord national de suivi de la maturité des organisations membres, (iv) le fonctionnement opérationnel des coordinations régionales et des groupes thématiques de la PIDC, (v) la production de rapports d’évaluation annuelle des membres, et (vi) la réalisation d’études sectorielles stratégiques pour appuyer la prise de décision.
Exemples d’activités qui pourront être mis en œuvre en collaboration avec la PIDC incluent: l’appui technique et le coaching des membres pour améliorer leur gouvernance et leurs capacités de gestion ; le développement et la mise en œuvre de programmes de formation couvrant la gouvernance interne, la gestion financière, le reporting, l’inclusion et la redevabilité ; le renforcement des capacités des dirigeants des organisations membres et de la PICD en matière de négociation et compréhension des dynamiques de marché ; l’appui à la structuration et à l’opérationnalisation des coordinations régionales et groupes thématiques ; la mise en place d’un système de suivi-évaluation basé sur des outils de scoring et de tableau de bord ; ainsi que d’ateliers annuels de bilan et de planification permettant d’assurer le pilotage stratégique et l’amélioration continue des interventions.
Résultat 2 : Renforcement la capacité d’influencer les politiques publiques et les pratiques du secteur
Ce résultat vise à positionner la PICD et ses partenaires comme acteurs clés du dialogue politique aux niveaux national et international, à travers la production et l’utilisation de données probantes issues de l’observation indépendante et de l’analyse terrain.
Les produits du partenariat peuvent inclure : (i) rapports et notes d’analyse technique, (ii) système de suivi permettant la collecte structurée de plaintes et de données terrain, (iii) cadres structurés de dialogue multi-acteurs, (iv) système d’évaluation de la performance commercial des membres, (v) rapports d’évaluation de la mise en œuvre de la norme ARS-1000, et (vi) outils et produits de communication pour soutenir dialogue de politiques à l’échelle nationale et européenne.
Exemples d’activités qui pourront être mis en œuvre en collaboration avec la PIDC incluent : la conduite de missions d’observation et de consultation auprès des membres ; la production et la diffusion de rapports, analyses techniques et études fondées sur des données empiriques ; le développement d’un système de suivi permettant la collecte et de structuration des données terrain ; l’organisation d’ateliers nationaux de dialogue pour favoriser les échanges entre acteurs publics, privés et société civile ; le développement et la mise en œuvre d’une méthodologies d’évaluation des relations commerciales ; ainsi que la mise en œuvre d’activités de communication et de dialogue aux niveaux national et européen.
Bénéficiaires visés
- Organisations de la société civile membres de la PICD.
- Organisations de producteurs de cacao membres de la PICD.
Couverture géographique du projet
Le projet vise à renforcer les capacités de la PICD aux niveaux national et régional, dans les principales régions de production de cacao en Côte d’Ivoire. Les activités de dialogue politique se tiendront aux niveaux national et international, notamment avec l’Union européenne.
Les actions ciblant les membres de la PICD couvriront l’ensemble des principales régions cacaoyères du pays, avec une attention particulière portée aux zones fortement confrontées aux enjeux de durabilité, tels que la déforestation, la traçabilité et les conditions sociales.
Instructions de soumission et date limite
Afin d’être considérées, les organisations souhaitant participer au présent appel à manifestation d’intérêt devront démontrer qu’elles satisfassent strictement les exigences suivantes :
- Ne pas être actuellement suspendues, radiées ou déclarées inéligibles par la FAO, toute entité du système des Nations Unies, la Banque mondiale ou l’Union européenne ;
- Démontrer une expertise reconnue et documentée dans les chaînes de valeur agricole internationales, avec une spécialisation avérée dans le secteur du cacao et/ou du chocolat, incluant les enjeux de durabilité, de commerce international et de cadres réglementaires européens (notamment EUDR, CSDDD) ;
- Justifier d’une expérience significative et récente (au moins 5 à 10 ans) dans le renforcement des capacités des organisations de la société civile et/ou des organisations de producteurs, incluant la structuration de réseaux, le développement organisationnel et l’accompagnement stratégique ;
- Être une organisation disposant d’une présence opérationnelle ou de partenariats structurés à la fois en Europe et en Afrique de l’Ouest, et capable de démontrer une capacité d’intermédiation entre acteurs européens et pays producteurs ;
- Disposer d’un réseau actif et crédible d’acteurs du secteur cacao et chocolat, incluant des organisations de la société civile et de producteurs, des institutions publiques, des représentants du secteur privé et des partenaires techniques, avec des références vérifiables en matière de collaboration multi-acteurs ;
- Démontrer une expertise solide en matière de plaidoyer fondé sur des données probantes, incluant la production d’analyses, de rapports indépendants, et la participation à des dialogues politiques aux niveaux national et international ;
- Justifier d’une expérience avérée dans l’accompagnement de mécanismes de gouvernance multi-acteurs, plateformes de dialogue ou initiatives similaires, de préférence dans le secteur agricole ou des matières premières ;
- Présenter une connaissance approfondie du contexte ivoirien et des dynamiques du secteur cacaoyer en Côte d’Ivoire ; l’expérience directe de collaboration avec la PICD ou des groupes d’organisations de la Societé civil en Côte d’Ivoire constituerait un avantage ;
- Démontrer des capacités robustes en gestion administrative, financière et fiduciaire, incluant la gestion de projets financés par des bailleurs internationaux, avec des références sur des projets d’envergure et de complexité comparables ;
- Être en mesure de mobiliser une équipe pluridisciplinaire de haut niveau, combinant expertise technique, institutionnelle et stratégique, avec une capacité d’intervention rapide et coordonnée.
Modalités de soumission de la Manifestation d’Intérêt
Les organisations intéressées sont invitées à soumettre leur manifestation d’intérêt dans les meilleurs délais.
Toute demande d’information ou question relative au présent appel devra être adressée exclusivement via le canal suivant :
cfie-sustainablecocoa@fao.org
Les dossiers de candidature devront être transmis à la même adresse au plus tard le 11 septembre 2026.
Toute soumission reçue après cette date ne sera pas prise en considération.
Informations minimales à fournir par les candidats
Nom de l’entité
Type d’entité
Adresse et coordonnées
Nom de la personne habilitée à représenter l’organisation/l’entité
Statut juridique
- Joignez une copie de votre formulaire d'enregistrement
- Pour les organisations non gouvernementales, joignez une copie de l'autorisation d'exercer dans le pays
Mandat
Localisation et couverture géographique
Sources de financement – applicable aux entités non gouvernementales
Source
Montant total du financement sur 5 ans
Avantages
Décrivez les atouts uniques que votre organisation apporterait au projet pour atteindre les résultats escomptés au profit des bénéficiaires visés
Confirmation de l’expertise technique et des capacités
Brève description de l’expertise technique et des capacités spécifiques permettant d’atteindre les résultats escomptés de ce projet
Expérience et performances avérées dans le cadre de projets similaires
Fournissez la liste des projets, des années de réalisation et des organismes de financement, et joignez toute preuve de vos performances
Expérience par domaine thématique
Domaine thématique
Année(s) d’expérience de l’organisme
Expérience au cours des 10 dernières années
Nombre de projets au cours des 5 dernières années
Lieux
□ Moins de 1
□ 1 à 3 ans
□ 4 à 7 ans
□ 7 ans et plus
□ Moins d'un an
□ 1 à 3 ans
□ 4 à 7 ans
□ 7 ans et plus
□ 1 à 5
□ 6 à 10
□ 11 à 20
□ 21 à 50
Justificatif d’une expérience antérieure au sein de la FAO ou d’une autre organisation des Nations Unies
Indiquez les années, les organisations des Nations Unies, les intitulés des projets/programmes et les montants totaux reçus pour leur mise en œuvre de la part de chaque organisation des Nations Unies.
Portefeuille
Nombre de projets et de ressources gérés par l'entité au cours des cinq dernières années
Année
Portefeuille total
Déclaration
Veuillez indiquer OUI ou NON
OUI
NON
En répondant « oui », l’organisation certifie que ni elle-même, ni aucune de ses filiales, de ses membres, de ses employés ou de ses sous-traitants n’est associée, directement ou indirectement, à des entités ou à des personnes faisant l’objet de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, telles qu’énumérées dans la liste consolidée des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies.
https://scsanctions.un.org /consolidated/
En répondant « oui », l’organisation certifie que ni elle-même, ni ses filiales, ses membres, ses employés ou ses sous-traitants n’ont fait l’objet d’une suspension, d’une exclusion ou n’ont été identifiés de quelque manière que ce soit comme inéligibles par une organisation intergouvernementale ou une organisation des Nations Unies, y compris toute organisation au sein du Groupe de la Banque mondiale ou toute banque multilatérale de développement, ou par les institutions et organes d’organisations d’intégration économique (par exemple, l’Union européenne).
En répondant « oui », l’organisation déclare et garantit que ni elle-même, ni ses entités mères (le cas échéant), ni aucune de ses filiales ou entités affiliées (le cas échéant) ne se livrent à des pratiques contraires aux droits énoncés dans la Convention relative aux droits de l’enfant.
En répondant « oui », l’organisation déclare et garantit que ni elle-même, ni ses entités mères (le cas échéant), ni aucune de ses filiales ou entités affiliées (le cas échéant) ne se livrent à la vente ou à la fabrication de mines antipersonnel ou de composants utilisés dans la fabrication de mines antipersonnel.
En répondant « oui », l’organisation confirme qu’elle prendra toutes les mesures appropriées pour prévenir l’exploitation ou les abus sexuels à l’encontre de tout bénéficiaire direct des projets ou programmes de la FAO bénéficiant de l’aide fournie dans le cadre du projet, ou de toute personne liée à ces bénéficiaires, par ses employés ou toute autre personne engagée dans le cadre du projet.
En répondant « oui », l’organisation s’engage à ne pratiquer aucune discrimination à l’encontre de quiconque, indépendamment de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de ses opinions politiques, de son genre, de son orientation sexuelle ou de son appartenance à un groupe social.
En répondant « oui », l’organisation s’engage à prendre toutes les mesures appropriées pour se conformer aux neuf garanties environnementales et sociales énoncées dans les Lignes directrices de la FAO en matière de gestion environnementale et sociale (http://www.fao.org/3/a-i4413e.pdf).
Je certifie par la présente que les informations contenues dans le présent document et dans les pièces jointes sont complètes et exactes.