LA CONDUITE D’UNE EVALUATION FINALE DE LA MISE EN ŒUVRE PAR L’UNICEF DE L’APPROCHE DE L’ASSAINISSEMENT TOTAL PILOTE PARL LA COMMUNAUTE (ATPC) AU BURUNDI 2013 A 2018
L’assainissement dans toutes ses dimensions constitue un aspect fondamental du bien-être social, économique et sanitaire des populations. Ce caractère a été reconnu en 2010 par l’Assemblée générale des Nations Unies qui a déclaré que le droit à l’assainissement fait partie des droits fondamentaux de l’être humain. Garantir ce droit est aussi l’une des cibles du sixième Objectif de Développement Durable (ODD) : « D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable. »
Au Burundi, les résultats de l’Enquête Démographique Santé au Burundi (EDSB-III, 2016-2017) montrent que seulement 4 ménages sur 10 (39,7%) utilisent des latrines améliorées (3,2 % des ménages n’ont pas de latrines, 6,5% utilisent des latrines partagées et 50,6% utilisent des latrines non améliorées). Additionnement, seulement 5,8% des ménages disposent d’eau et de savon. Avec une population estimée en 2019 à plus de 12 millions (ISTEEBU, Projections démographiques 2010-2050) et environ 6 enfants par ménage, cette situation expose les populations aux maladies liées au manque d’hygiène et assainissement de base qui constituent les principales causes de la morbidité et de la mortalité surtout pour les enfants de moins de 5 ans.
Le gouvernement du Burundi a opté pour la mise à l’échelle de l’approche « Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC) », dans le but d’atteindre l’objectif de l’ODD 6.2 qui vise à assurer un accès universel à l’assainissement. L’ATPC est une approche de promotion de l’assainissement dont le but est d’éradiquer la défécation à l’air libre et d’améliorer les pratiques hygiéniques et de changement de comportement en matière d´hygiène et d´assainissement pour contribuer à la réduction des maladies liées au péril fécal et à l’insuffisance de l’hygiène dans les communautés et dans les écoles.
C’est en 2009 que le Gouvernement du Burundi en collaboration avec l’UNICEF et d’autres partenaires techniques a introduit l’approche ATPC comme une approche mobilisatrice des communautés et des acteurs d’assainissement dans l’éradication de la défécation à l’air libre. Des actions pilotes dans 80 collines réparties dans 10 communes de 10 provinces ont été menées. Les résultats de cette phase pilote n’ont pas été très satisfaisants, même si dans 10% des collines ciblées, le taux de latrines construites et adéquates a dépassé 60%[1].
En 2013, l’UNICEF a appuyé une deuxième phase de la mise en œuvre de l’approche ATPC dans la province de Karusi en prenant l’entité « sous-collines » comme zone de déclenchement de l’approche au niveau communautaire. Les résultats de cette phase furent encourageants[2]. Cette deuxième phase de l’approche ATPC mise en œuvre par l’UNICEF avait pour but de contribuer d’une part à l’éradication de la défécation à l’air libre dans les sous-collines ciblées et d’autre part de promouvoir l’assainissement de base par une série d’activités dont le pré-déclenchement débutait par une enquête de base de la situation en assainissement de base et hygiène. Les autres étapes consistaient à la mobilisation /sensibilisation des autorités locales pour la mise en œuvre de l'approche ATPC, la formation des acteurs locaux, le déclenchement des sous-collines pour que les ménages adoptent l’ATPC, le suivi post déclenchement, la célébration et le post- Fin de la Défécation à l’Air libre (FDAL).
L’UNICEF a ensuite apporté son appui technique et financier au gouvernement pour la mise à l’échelle de l’approche ATPC/ Assainissement Total Piloté par les Ecoles (ATPE) dans 7 provinces en tenant compte des défis du contexte burundais tels que les épidémies de choléra et la malnutrition.
La contribution financière de l’UNICEF sur la période 2013-2018 s’élève à plus de US$ 1,5 million. L’UNCEF est le seul bailleur de l’approche ATPC sans aucune contribution financière des autres partenaires techniques.
Les partenaires techniques de mise en œuvre de l’approche ATPC sont, au sein du Gouvernement, l’Agence de l'Hydraulique et de l'Assainissement en Milieu Rural (AHAMR) et le Département de Promotion de la Santé, de l’Hygiène et de l’Assainissement (DPSHA) qui est chargé de coordination de l’ATPC au Burundi. Parmi les organisations de la société civile (OSC) locales, l’association Solidarité de la Jeunesse Chrétienne pour la Paix et l’Enfance (SOJEPAE) et l’Action Intégrée pour le Développement et la Protection de l´Environnement (AIDE) ont participé à la mise en œuvre du programme. Finalement, les organisations non gouvernementales (ONG) internationales, ActionAid International Burundi (AAIB) et Norwegian Church Aid (NCA) ont toutes été impliquées dans la mise en œuvre des activités.
Entre 2013 et 2018, cet appui a bénéficié à plus de 1.836.294 personnes, dont 50.5% étaient des femmes et des filles vivant sur 1.335 de sous-collines des 16 communes certifiées FDAL des provinces de Karusi, Rutana, Makamba, Cibitoke, Bujumbura Rural, Ngozi et Kirundo.
[1] Rapport d’activités du partenaire de mise en œuvre
[2] Revue de la mise en œuvre de l’ATPC au Burundi, Janvier 2017
L’assainissement dans toutes ses dimensions constitue un aspect fondamental du bien-être social, économique et sanitaire des populations. Ce caractère a été reconnu en 2010 par l’Assemblée générale des Nations Unies qui a déclaré que le droit à l’assainissement fait partie des droits fondamentaux de l’être humain. Garantir ce droit est aussi l’une des cibles du sixième Objectif de Développement Durable (ODD) : « D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable. »
Au Burundi, les résultats de l’Enquête Démographique Santé au Burundi (EDSB-III, 2016-2017) montrent que seulement 4 ménages sur 10 (39,7%) utilisent des latrines améliorées (3,2 % des ménages n’ont pas de latrines, 6,5% utilisent des latrines partagées et 50,6% utilisent des latrines non améliorées). Additionnement, seulement 5,8% des ménages disposent d’eau et de savon. Avec une population estimée en 2019 à plus de 12 millions (ISTEEBU, Projections démographiques 2010-2050) et environ 6 enfants par ménage, cette situation expose les populations aux maladies liées au manque d’hygiène et assainissement de base qui constituent les principales causes de la morbidité et de la mortalité surtout pour les enfants de moins de 5 ans.
Le gouvernement du Burundi a opté pour la mise à l’échelle de l’approche « Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC) », dans le but d’atteindre l’objectif de l’ODD 6.2 qui vise à assurer un accès universel à l’assainissement. L’ATPC est une approche de promotion de l’assainissement dont le but est d’éradiquer la défécation à l’air libre et d’améliorer les pratiques hygiéniques et de changement de comportement en matière d´hygiène et d´assainissement pour contribuer à la réduction des maladies liées au péril fécal et à l’insuffisance de l’hygiène dans les communautés et dans les écoles.
C’est en 2009 que le Gouvernement du Burundi en collaboration avec l’UNICEF et d’autres partenaires techniques a introduit l’approche ATPC comme une approche mobilisatrice des communautés et des acteurs d’assainissement dans l’éradication de la défécation à l’air libre. Des actions pilotes dans 80 collines réparties dans 10 communes de 10 provinces ont été menées. Les résultats de cette phase pilote n’ont pas été très satisfaisants, même si dans 10% des collines ciblées, le taux de latrines construites et adéquates a dépassé 60%[1].
En 2013, l’UNICEF a appuyé une deuxième phase de la mise en œuvre de l’approche ATPC dans la province de Karusi en prenant l’entité « sous-collines » comme zone de déclenchement de l’approche au niveau communautaire. Les résultats de cette phase furent encourageants[2]. Cette deuxième phase de l’approche ATPC mise en œuvre par l’UNICEF avait pour but de contribuer d’une part à l’éradication de la défécation à l’air libre dans les sous-collines ciblées et d’autre part de promouvoir l’assainissement de base par une série d’activités dont le pré-déclenchement débutait par une enquête de base de la situation en assainissement de base et hygiène. Les autres étapes consistaient à la mobilisation /sensibilisation des autorités locales pour la mise en œuvre de l'approche ATPC, la formation des acteurs locaux, le déclenchement des sous-collines pour que les ménages adoptent l’ATPC, le suivi post déclenchement, la célébration et le post- Fin de la Défécation à l’Air libre (FDAL).
L’UNICEF a ensuite apporté son appui technique et financier au gouvernement pour la mise à l’échelle de l’approche ATPC/ Assainissement Total Piloté par les Ecoles (ATPE) dans 7 provinces en tenant compte des défis du contexte burundais tels que les épidémies de choléra et la malnutrition.
La contribution financière de l’UNICEF sur la période 2013-2018 s’élève à plus de US$ 1,5 million. L’UNCEF est le seul bailleur de l’approche ATPC sans aucune contribution financière des autres partenaires techniques.
Les partenaires techniques de mise en œuvre de l’approche ATPC sont, au sein du Gouvernement, l’Agence de l'Hydraulique et de l'Assainissement en Milieu Rural (AHAMR) et le Département de Promotion de la Santé, de l’Hygiène et de l’Assainissement (DPSHA) qui est chargé de coordination de l’ATPC au Burundi. Parmi les organisations de la société civile (OSC) locales, l’association Solidarité de la Jeunesse Chrétienne pour la Paix et l’Enfance (SOJEPAE) et l’Action Intégrée pour le Développement et la Protection de l´Environnement (AIDE) ont participé à la mise en œuvre du programme. Finalement, les organisations non gouvernementales (ONG) internationales, ActionAid International Burundi (AAIB) et Norwegian Church Aid (NCA) ont toutes été impliquées dans la mise en œuvre des activités.
Entre 2013 et 2018, cet appui a bénéficié à plus de 1.836.294 personnes, dont 50.5% étaient des femmes et des filles vivant sur 1.335 de sous-collines des 16 communes certifiées FDAL des provinces de Karusi, Rutana, Makamba, Cibitoke, Bujumbura Rural, Ngozi et Kirundo.
[1] Rapport d’activités du partenaire de mise en œuvre
[2] Revue de la mise en œuvre de l’ATPC au Burundi, Janvier 2017